Le jeudi 13 mars 2014 – Jour 7
Publié le 14 Mars 2014
Coucou !
Remis de mes émotions, voici un tout-en-un « fin du jour 6 et jour 7 ».
Sur le chemin du parc de la Paix, je cherche des signes de l’explosion : des pierres brulées ou bien des arbres au tronc plus large que les autres. En vain. Tout a donc bien été dévasté. Je n’y crois toujours pas à ces photos avant/après. Le symbole du parc de la Paix, c’est cette statue.
BEAUCOUP plus grande que je pensais. Je m’attendais à une statue genre Antiquité, taille réelle, mais sur les photos il n’y avait pas de référentiel. Pour la petite explication, le doigt tendu vers le ciel indique le danger de l’arme atomique, et la main à plat veut amener le respect et la paix entre les nations. Il y a quelques autres sculptures dans le parc, que vous pourrez découvrir dans la Dropbox.
Il est déjà plus de 16h, j’avais dit que je ferai mon check-in il y a une heure à l’hostel, donc je ne lambine pas trop dans le par cet vais pour prendre un tram. La petite particularité de cette hostel, c’est que comme j’ai réservé à la dernière minute, il n’y avait plus de place, mais les gérants, comprenant ma détresse, me proposent de jeter un futon et un coussin par terre pour me dépanner. Moi je dis Oui. Futon, j’ai l’habitude avec Sendai, puis ça me fait faire de petites économies. En effet, j’aurai a priori réussi à respecter mon contrat de 50 000 yens par semaine, tout compris. Donc, je disais, hostel, présentation, chambre, posage d’affaires. On connaît, c’est bon.
La dernière chose que je voudrais voir avant de quitter la ville c’est le panorama. Nagasaki se targue d’avoir un des trois plus beaux panoramas du monde. Voilà, on est d’accord, ça serait con de rater de ça. Il est déjà 17h, et je suppose que le soleil se couchera dans 1h, donc si je veux profiter de la vue de jour ET de nuit, je dois me magner. Tram, marche, funiculaire. Me voilà en haut à 17h45, il fait encore jour.
La vue est tout simplement saisissante. C’est magnifique. J’ai pris plus d’une dizaine de photos écartées d’un angle identique pour plus tard faire un panorama (plus tard à prendre littéralement. Si quelqu’un se sent de le faire avant, qu’il n’hésite pas, les photos sont sur Dropbox). Mon tour fini, je vois déjà que le jour décline, et effectivement, autour de 18h, la ville commence à s’illuminer. Ça commence par les phares des voitures, puis les devantures de magasins, et enfin l’éclairage publique. Mais ça ne me convient toujours pas, je veux de la nuit noire. Heh. Quelle meilleure idée que de tuer le temps en mangeant ? Ça tombe bien, il y a un restaurant ici. Et ils font des champons, un des spécialités de Nagasaki il paraît. Moi je pars demain matin, donc c’est maintenant, pas jamais, même si je ne doute pas qu’ils vont me couter 25% plus chers que si j’avais été en ville.
J’aime bien le goût là encore, c’est fin. Il y a des rondelles de calamars, du naruto, et des nouilles. Le bouillon est bon aussi. Au passage, je tente un des modes de mon appareil photo : « Night scenes ».
Ouai hein ! Ça rend pas mal ! La note payée, je remonte sur l’observatoire pour tenter le panorama de nuit. Je suis très dubitatif quant au résultat : il y avait beaucoup de vent et de pluie : difficile de garder l’appareil stable pendant les 5 secondes d’obturation.
En tout cas, même si je n’ai pas vu beaucoup de panoramas dans ma vie, je tiens à dire que celui-là est vraiment, vraiment impressionnant. La profondeur de vue est énorme, et montagnes et mer sont mêlés. Je ne doute pas que par temps bleu avec une meilleure lumière le résultat doit en être d’autant plus impressionnant.
Il est temps de rentrer à l’hostel, se mettre au sec et enfin prendre une douche. Je redescends ensuite dans la salle commune avec mon ordi pour me connecter comme chaque soir, et commence à discuter avec deux Mexicains en voyage eux aussi. C’est comme ça que je réalise que mon espagnol n’est pas dans des oubliettes trop éloignées non plus. Le courant passe bien, on échange sur nos voyages, et finissons par échange nos mails. Ils partent demain à 5h pour visiter Osaka et Kyoto en une journée, donc c’est dodo à 22h pour eux.
Moi ici il est 23h30, je viens de finir la 2e partie de ma 6e journée de voyage, et vais me coucher. Demain, bus pour Fukuoka, où je resterai 2 nuits. On pourra reparler des montagnes qui entourent la ville si vous voulez.
Bonne nuit et à demain !
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Réveil, sac, tartine, plan, terminal de bus. Un bus part dans 5 minutes, c’est niquel. Fukuoka.
Ce n’était pas mauvais, mais ce n’était pas dingue non plus. Maintenant, retour au terminal de bus pour réserver mon billet pour Hiroshima (non, je n’en ai pas eu assez). Ca y est, après 7 jours de voyages, je commence à être à sec. Yuubinkyoku enfin, histoire de faire le retrait des 7 prochains jours avant de devoir dormir dans un Sukiya car plus un rond. Voilà, c’est bon, je suis free to go.
J’ai embarqué avec moi le porte-vue fourni par l’hostel à chaque litée : c’est la seule carte que j’ai, aussi pauvre la qualité soit-elle. J’arrive quand même à me repérer jusqu’au premier temple.
J’ai arrêté de compte le nombre d’édifices religieux que j’ai visité, mais c’est toujours une découverte : il n’y en a pas deux identiques, et de loin. Celui-là semble plus sobre que la plupart que j’ai vu par exemple. Et il y a beaucoup de tori dans le jardin. De mémoire, ça porte bonheur de passer dessous.
Plan, et je remonte vers Gion Station, qui semble regroupé pas mal de temples au mètre carré. Tiens, sur le chemin, j’ai croisé « C’est très bon », une boulangerie. Je n’ai pas résisté à l’attrait du pain au chocolat, qui s’est révélé tout aussi bon qu’en France. Ça fait plaisir !
Je continue de remonter vers la station, et trouve un premier temple. Le petit souci, c’est que tous les noms de ces lieux de cultes sont donnés en kanjis uniquement, donc je ne sais jamais lequel je visite si je n’ai pas une carte claire. Et je n’ai pas une carte claire. Soit, il est stylé quand même.
Et je monte encore plus au nord, et là, au loin, je vois quelque chose. Mais alors quelque chose de géant ! Là ! C’est là que je veux aller pour la prochaine.
C’est beau, c’est énorme. J’adore le style ! Je fais glisser la porte coulissante pour rentrer face à l’autel. En ressortant, je demande à une passante, via le porte-vue, quel temple c’est. En voyant la photo du bouddha géant, elle me répond, et ajoute que le buddha est par là, en montant les escaliers. Ah. Purée, elle me l’aurait pas dit, je serai passé à côté, mince. Malheureusement, photos interdites à partir de là. Et effectivement, géant ce bouddha : le plus grand que j’ai jamais vu. Une dizaine de mètres je dirai. Tout en bois. Je suis un homme qui a l’air de visité aussi, mais qui comprends certainement les panneaux écrits avec des kanjis. Il m’amène donc dans une salle où il y a plusieurs sculptures que j’associerai au bouddhisme, puis une autre avec des représentations picturales. 0 la fin de cette deuxième salle, un tunnel, noir. Aucune lumière, rien, nada. J’avance donc à tâtons jusqu’à la sortie.
De là, retour vers la gare, où je projette de rester dans un Starbucks un petit peu et écrire pour mon blog. Il est 18h06 et quelque chose me martèle dans la tête. Je vais rentrer à l’hostel, me poser un peu, prendre une douche, et réfléchir à la suite des évènements.
La soirée s’est passée toute tranquillement, j’ai passé 3h à discuter avec une Japonaise qui ne parlait pas anglais. Pas évident au début, je me sentais mal de lui faire répéter plusieurs fois le même mot, m’enfin, ça me garde motiver pour chaque jour continuer à apprendre régulièrement. Comme j’ai pas pu me reposer, je pars au lit sans diner et exténué, avec un pivert dans la tête.
Il est midi le 14 mars, et je viens de finir de faire des réservations jusqu’à la fin. Je reste suffisamment de temps dans chaque ville pour ne pas regretter normalement. Nan, en fait, là où je regrette un peu, c’est de ne pas m’y être pris plus tôt : je vais passer pas mal de nuits soit en boîte, soit en karaoke/internet cafe car les hostels cheap sont tous pris d’assaut les samedis et plus particulièrement à Kyoto, pendant le hanami. Donc pour ceux qui envisagent de voir les cerisiers en fleurs à Kyoto, ne vous y prenez pas 15 jours avant, sauf si vous aimez mal dormir. Hormis ça, je me sens beaucoup mieux maintenant que tout est réservé jusqu’à la fin, j’ai plus qu’à suivre le flot.
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