Le vendredi 28 mars 2014 – Jour 22
Publié le 5 Avril 2014
Bonjour !
Douche, pain grillé (oui, oui, avec les moyens de bord…), et train pour la partie est de Nara. La partie est, c’est un parc immense avec plein de temples, et…
Ceux-là sont moins téméraires que ceux de Miyajima. Par contre, ici, ils vendent des petits gâteaux exclusivement destinés aux daims, et ils sont très réactifs au bruit de biscuits cassés à ce que j’ai remarqué.
Purée, il est à peine 10h et il fait déjà bien chaud. Pas envie de déjà suer, alors je ménage mon allure.
Une pagode géante, et d’autres bâtiments dont je ne comprends pas forcément l’utilité, car les explications, lorsqu’il y en a, sont données en japonais. Par contre, ce qui se passe de mots, et la raison principale de mon voyage, est là.
Mon premier cerisier en fleur. Wahou. Visiblement le premier pour beaucoup de monde aussi. Je trouve que les photos reproduisent vraiment pauvrement ce que c’est de l’avoir devant soi. Déjà, il y a cette vue d’ensemble, cassé par le blanc/rose des fleurs. Et surtout, cette délicate odeur de fleur qui flotte dans l’air, et ai rappelé à chaque légère brise d’air. Pas encore en avril, mais une agréable sensation d’été. Je me sens bien.
Je continue ma route : pas besoin de m’attarder sur les cerisiers, j’en verrais encore plein et plus à Kyoto. L’autre attraction de ce parc, dont je ne vous ai pas encore parlé, se trouve derrière ce portail, gardé par deux statues (aucune idée de leur signification).
Les daims sont partout, et se régalent des biscuits donnés par les enfants. A nouveau, l’immensité des bâtiments me donne le sentiment que je mets beaucoup de temps à m’en approcher. Elle est là-dedans, l’attraction.
Le plus grand bouddha du Japon, tout en bronze. Faisons d’« immense » le mot de la journée. Il est entouré de deux bouddhas, plus petits, mais dorés.
Derrière, on peut voir exposer encore quelques autres statues, un des pétales de nénuphar sur lequel repose le grand bouddha, et bien sûr, le dossier du siège du grand bouddha.
Impressionnant.
Je ressors pour continuer ma visite du parc.
Je ne me souviens plus exactement de ce que c’est, mais c’était exposé pendant une exposition, peut-être celle de 1970 (exposition universelle). Je sors ensuite un peu des sentiers touristiques, me dirige vers les hauteurs du parc. Moins de personnes, moins de daims : logique. Il y a plusieurs petits temples ici et là.
C’est calme, c’est paisible. Ça fait du bien. En grimpant encore un peu plus, je peux profiter d’un bout de vue d’ensemble sur Nara.
Je commence à avoir chaud et être lassé d’avoir ce gros sac sur le dos, donc je commence à redescendre, par un chemin différent, bien sûr. Ce qui m’amène dans un jardin tout mignon, avec un cerisier plein de fleurs.
Pour le coup il n’y a personne. S’il n’y avait pas un restaurant qui donnait sur le jardin je m’y serai bien allongé quelques minutes. J’ai faim et veux poser mon sac, mais il y a une dernière partie du parc que je n’ai pas faite et qu’en plus est toute proche. Aller, je me fouette et y vais.
Bon, ouai, des temples, encore. Au moins je suis bien là, à l’ombre des arbres, dans la fraicheur du sous-bois. Ça y est, j’ai fait le tour de Nara. Il me reste juste une toute petite chose à faire : goûter la spécialité de la ville : des sushis enroulés dans des feuilles.
C’est le repas le plus cher que j’aurai fait de tout mon voyage, mais certainement aussi un des meilleurs. Ouai, j’peux pas me nourrir de ces burgers à 100 yens (70cts) tous les jours. Je retourne vers la gare, et prends l’avant-dernier train de mon voyage, pour Kyoto. Mais comme j’ai bien visité aujourd’hui, et que je suis fatigué, je vais en profiter pour me reposer ce soir. En regardant sur Wikitravel, je constate qu’il y a cinq zones de tourismes dans Kyoto, qui est une ville immense. Cinq zones, moi j’y reste cinq jours. Ouai, bah je fais bien de me reposer alors, car les cinq prochains jours vont être super intenses !
Je vous dis donc à demain !
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