Le mardi 11 mars 2014 – Jour 5
Publié le 11 Mars 2014
*baille*
Bonjouuur~
Alors non, cette fois j’ai très bien dormi, mais quelle chaleur ! Le ciel est tout bleu et je sue à grosses gouttes dans mon manteau de ski. Il a intérêt à me servir celui-là !
Ah, oui, hier ! Alors j’ai trouvé rapidement le restaurant mentionné par le LP, donc c’est déjà ça de gagné. Il me reste un dernier plat typique à gouter avant de partir : une préparation à base de tofu frit, porc et du melon amer. Très simplement : ce n’est en rien du melon, c’est super amer, et j’ai pas aimé. Au moins j’aurai gouté hein ! Je ne m’éternise pas dehors, et rentre à l’hostel.
Aïe. Aîe, ça fait mal ! Noooooonnn, j’le crois pas : j’ai chopé un coup de soleil ! Visage et encolure. La lose ! Ce vent et cette fraicheur de l’heure m’ont bien fait oublier que géographiquement, je suis plus bas que la frontière sud de la Tunisie. Ça ne m’empêche pas malgré tout de me coucher et m’endormir tôt.
Le réveil sonne. Mode automatique activé. Les dents. Déo. Faire le sac. Ranger. Rien oublier. Check, check et check. Impeccable. Avant d’aller prendre le monorail, je fais un tour au konbini pour un petit-déjeuner de base, encore. Je sens que mon prochain repas ne sera que ce soir…
Carot cake napé de caramel, pain au chocolat, et pain au chocolat (le chocolat, c'est pas trop mon truc)
Il ne m’aura fallu que 15 minutes pour rejoindre l’aéroport. Et ces check-in à maximum 25 minutes à l’avance sont hyper confortable. Il est 11h15, mon avion décolle dans 25 minutes, et j’ai chaud.
Ils sont bien les vols domestiques japonais : ils laissent jusqu’à 20 minutes aux retardataires pour attraper leur vol. N’insistez pas, ceux qui sont à l’heure ne sont pas à 20 minutes près, hein ? C’est donc aussi avec 20 minutes de retard que j’atterris à Fukuoka. Sur le vol, j’ai pu voir deux îles-volcan qui fumaient. Malheureusement, je n’étais pas à la fenêtre, et je n’ai pas voulu déranger ma voisine. En parlant de déranger, j’ai remarqué que les toilettes directement à la sortie de l’avion sont systématiquement prises d’assaut, j’en déduis que seuls les personnes assis directement à côté du couloir se lèvent pendant le vol.
Donc, je récupère ma valise, et demande au comptoir d’informations s’il y a une navette qui va depuis cet aéroport jusqu’à Nagasaki (bien, vous suivez, ça m’évite de m’embêter à aller à la gare de Fukuoka). Ok, ce n’est pas à ce terminal, donc direction l’arrêt de bus pour prendre une navette. Hop, je descends, et je commence à avoir mon sixième sens qui me titille : ça serait bête que le bus soit parti il y a juste cinq minutes, hein ? Ouai, dans le genre, plutôt bête. On active le pas, allé allé. Nouveau comptoir d’informations : « Et si tu tournes la tête à droite, tu verras le comptoir des Highway buses. Tiens, et je suis gentille, regarde quand pars le prochain bus ». Hum, 14h12, ok. Nan, pas ok, attends, il est quelle heure ? WHAT ??? 14h09 ! Méga たいへん. Aller, les deux personnes de devant, ça sert à rien d’acheter tous les billets, vite vite vite. Ok, mon tour. Yeah, 2500 yens, ça c’est cheap, j’aime. 14h11, ressort de là, vite vite. Un coup d’œil, deux coups d’yeux, c’est bon, l’arrêt est là. Vas-y que j’te balance le sac dans la soute, Oui oui je vais bien à Nagasaki, et je monte. Like a boss que j’vous disais.
Il est 14h30, la vitre du bus est infâme dont je vais en rester à cette photo. Comme vous pouvez le voir, y’a de la montagne. J’ai l’impression que Fukuoka est, à l’instar de Grenoble, entourée de montagnes, mais on y reviendra dans deux jours. Pour le moment, ça va être du South Park. A toute !
Arrivé à Nagasaki. Tram. Repérage sur plan. Hostel trouvé, bam. J’m’améliore, c’est bien.
C’est pas très beau en fait. Les devantures sont ternes, parfois avec de la rouille. Les bâtiments sont gris. C’est vraiment choquant de passer de Naha à ici A Naha, tout était coloré, il y avait même une petite musique au lieu d’un bip bip pour le passage piéton (oui, même en République Tchéque il y avait ça, mais que fait la France ?) et de la musique douce dans le monorail. Je fais mon check-in : vas-y que j’te présente les pièces communes, les sanitaires et ta chambre. Bon, ça commence à être la routine quoi, j’vais pas tarder à omettre tout ça.
A peine arrivé, je prends une douche et je repars. Je n’ai pas le pass « spécial touriste » illimité pour tram, donc je vais visiter à pied. Je descends au sud/sud-est vers les quartiers animés. Enfin, là j’te dis animés, mais ça reste vachement vide quand même. Peut-être parce qu’il fait froid (qu’est-ce que j’ai bien fait de prendre mon manteau), mais même à Sendai c’est plus vivant dans les rues. Peut-être parce qu’il n’est même pas 9h ou qu’on n’est que mardi, donc on verra demain pour comparer. De plus, la moyenne d’âge est globalement plus élevée qu’à Okinawa, comme si on était à la campagne. Bref, je trouve cette ville triste. Ce qui ne m’arrête pas pour confirmer mon sentiment de ce matin : je vais enfin pouvoir prendre mon deuxième repas de la journée. Je me renseigne rapidement sur le Net pour les spécialités culinaires d’ici, et l’un attire particulièrement mon attention : le Riz Turc (oui, c’est ma traduction. Vous ne pensez pas qu’ils vendraient un truc au nom aussi moche quand même ?). L’hostel m’ayant fourni deux cartes très complètes de Nagasaki, je n’ai aucun mal à me repérer dans la ville.
J’ai pris le plat classique, et non ses variantes (poulet, bœuf ou crevettes). C’était succulent. Tous les curry que j’ai mangé jusque maintenant sont globalement des versions très bons marchés de la spécialité indienne : du riz et une sauce avec de l’épice « curry » pour te remplir, aller hop. Nan, là, c’était vraiment savoureux. J’me risquerai même à dire raffiné. Donc, oui, il n’est que 19h30, et il y a très peu de personnes dans les rues (comparé à la population présente dans les quartiers à divertissements des autres villes que j’ai pu visiter jusqu’à maintenant). C’est quand même du Nagasaki, je suis content. Je pense qu’on visite une ville en la visitant, pas en enchaînant les points clés du Lonely Planet avant de prendre un shinkansen et aller visiter une autre ville le lendemain. Bon, ça c’est ce que je dis après avoir marché pendant 4 heures dans la partie sud de Nagasaki sans aucun objectif en tête. Et non, je n’étais pas perdu. J’ai vu le Chinatown de Nagasaki, l’ancien quartier des geishas (je confirme, ancien, j’ai rien vu qui laisse penser que cette tradition a toujours lieu ici), les Deutsh slope (une pente, ni plus ni moins, content que ce soit indiqué sur le Net comme lieu incontournable), et une zone avec des habitations. De nuit la ville passe mieux je trouve. Comme qui dirait, la nuit, tous les chats sont gris (j’ai les noms).
Contrairement à toutes les villes que j’ai vu jusqu’à maintenant, c’est la première fois que je visite une ville bâtie à flanc de montagne. D’ailleurs, j’ai lu quelque part que toutes les maisons ainsi construites ont échappées à la destruction de la bombe du 9 août 1945. Je ne mettrai pas les photos de nuit bien trop moches sur le blog, mais pour la postérité, vous les trouverez quand même sur la Dropbox.
Il est 23h45, j’ai les jambes en compote et il fait presque frisquet. Demain j’ai une longue journée de visite du site du bombardement susmentionné. J’essayerai aussi d’avancer un peu plus mon plan de voyage, parce qu’au jour le jour c’est beau dans la tête, liberté, tout ça tout ça, mais je ne suis manifestement pas le seul à voyager, et les hôtels sont souvent pleins d’une semaine à l’autre.
Bref, bonne nuit, et à demain !
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