Le vendredi 7 mars 2014 – Jour 1
Publié le 8 Mars 2014
Il y a 9 ans, je découvrais le Japon, et je commençai déjà à réfléchir comment visiter ce pays de l’autre bout du monde. Le concept qui me séduisait le plus : un sac au dos, pas de plans d’une semaine à l’autre, et on va découvrir le pays en prenant son temps et en vivant avec les Japonais eux-mêmes. Guess what ? C’est maintenant que ça commence !
Bonjour tout le monde !
La semaine est passée super vite. J’ai pu avancer dans mes recherches et présenter mes résultats à mes sensei. Comme ça, je saurai déjà ce que j’ai à faire quand je reviendrai. Quand? Hehe, quelque part début avril, je suppose.
Comme d’habitude avant un départ, j’ai peu dormi. L’angoisse d’oublier quelque chose, l’angoisse de ne pas se réveiller, l’angoisse de ce qui va m’arriver demain… Au final j’ai décidé que je ne résoudrai rien dans mon lit confortable, et j’ai pu profiter de mes cinq heures (?) de sommeil. Petit-déjeuner, retirage de draps, brossage de dents (je n’ai pas oublié ma brosse à dents cette fois, wouhou), et c’est parti pour une heure de crapahute dans le froid sur un sol gelé. En fait, une heure c’est probablement short, je m’en rends compte au fur et à mesure que « j’avance ». On est quand même bien mieux à bicyclette… Sur le chemin, je jette un œil aux arrêts de bus, et prends probablement la plus sage décision de la journée : en 10 minutes de massssssssssssssu j’arrive à la gare. Sur les bonnes indications de Dim, je trouve la borne, prends mon billet, et attends une quinzaine de minutes, en file s’il vous plaît, pour prendre le train qui m’amènera à l’aéroport en 25 minutes. Pour des raisons évidentes de budget, je voyage avec Peach, qui est une LCC (low-cost company ?) : je m’enregistre, fais faire le contrôle de sécurité de mon sac à dos et le dépose tout seul. Je procède ensuite en direction des portiques de sécurité, pas de bip, rien, like a boss. Au passage, pour les vols domestiques, la régulation sur ce qui est autorisé en cabine est bien plus confortable pour le passager : petite bouteille d’eau, UN briquet, de l’alcool japonais font partie des objets autorisés en cabine. Ça, plus le dernier appel pour s’enregistrer fixé à 25 minutes avant le décollage, ou encore les bonhommes qui couraient pour attraper leur vol qui décollait dans… cinq minutes. Oh, et puis pas une seule fois on m’a demandé mon passeport. Il est 9h, et je décolle pour Osaka, où j’attendrai 7 heures, dans 20 minutes.
Aéroport de Sendai. Et on peut voir la zone dévastée par le tsunami il y a 3 ans depuis le ciel. Enfin, le bien célèbre Mont Fuji.
Osaka, 16h30. Je vais aller faire mon check-in d’ici quelques instants. Fatigué. J’ai mangé un bon vieux plat de konbini avec une bouteille de coca. La base. La base de la base même. J’espère pouvoir prendre un vrai repas ce soir. Je décolle dans 1h30, pour arriver vers 20h30 à Naha. A toute !
Dur, dur cette attente, mais me voilà enfin arrivé. Et là, premier constat : la météo ne s’est pas trompé : il fait chauuuud. Bon, oui, c’est vrai, je suis encore habillé comme à Sendai (neige, 0°C, tu vois le topo). Pour la première fois, je vois un bagage claim fait à la main. Même perdu au milieu de la Roumanie il y avait le tapis roulant. Mais chance, mon sac, comme à Osaka, est le premier sorti. Ça fait plaisir. Je me dirige ensuite vers la sortie, et… je suis enfermé. Oui oui : il y a des barrières qui empêchent d’aller trop loin dehors, comme dans un mauvais jeu vidéo. Je constate aussi que je ne suis pas le seul perplexe. Au final, une queue se forme, et après cinq minutes, une navette passe nous prendre. Je descends, tac tac, un coup d’œil sur un panneau et je me rends vers mon prochain moyen de transport pour atteindre Naha…
Aye ! Un monorail. Alors non, aucune différence avec les tramways de Grenoble, si ce n’est que c’est en hauteur. Je trouve mon hôtel sans aucun souci, je suis assez fier de moi pour le coup. L’accueil est autant froid qu’il était chaleureux à Hokkaido. J’espère que ça ne sera pas comme ça pendant un mois où que j’aille. Je prends une douche vite fait, puis sors découvrir le coin à la recherche d’un restaurant, en me débarrassant de mon gros manteau de ski. Je trouve que le climat est parfait : une température très bonne, avec un léger vent pour ne pas monter en température. J’adore ! La ville a une ambiance vraiment agréable aussi. Bon, ça, jusqu’à un certain point. Mémo pour moi-même : connaître l’emplacement du red district AVANT d’y mettre les pieds. Une fois sorti de là, j’ai trouvé un petit restaurant qui convient enfin à mon budget.
Une très longue journée qui s’achève. Il est minuit, je vais me coucher, prêt à découvrir cette ville plus en détail.
A demain !
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