4e jour – 00h30
Publié le 23 Septembre 2013
Salut !
Première journée où je n’ai pas besoin de bouger mon gros sac, je peux enfin dormir… Quoi ? Déjà 14h30 ? Bon, et bien chez lecteurs, on se sera levé en même temps.
Je suis un peu lassé des visites de parcs et jardins, d’autant que c’est blindé de moustiques et ça me gratte. Je décide donc d’aller à Ikebukuro/Toshima. Elle n’est pas présentée dans mon guide, mais lorsque j’étais allé à Shinjuku il y a deux jours, j’avais remarqué que beaucoup de passagers étaient descendus là. Après une brève recherche sur le Net, je vois que c’est blindé d’échoppes et restaurants. C’est bon signe. Comme il est déjà tard, mais que je ne tiens ni à rentrer tôt, ni à aller prendre beaucoup de métros, je décide de temporiser en lisant une leçon de japonais.
Aujourd’hui, grosse performance : j’ai pu arriver à destination sans regarder une carte une seule fois. En espérant que je m’en sorte aussi bien avec le réseau de bus de Sendai. Il fait aussi moins chaud, et le ciel s’est couvert. Ahh, c’est bien plus agréable de se promener. Par contre, je me rends compte à mi-chemin que j’ai oublié mon appareil photo : désolé pour la pauvre qualité de celles d’aujourd’hui donc.
N’ayant pas pu prendre de petit-déjeuner à l’hôtel, je recherche d’abord un petit restaurant. Ou plutôt, je dois en choisir un. Sushi, déjà fait. Nouilles, déjà fait. Je trouve un endroit où ils mettent de la viande plus sauce sur du riz, avec en side une soupe miso. J’ai trouvé ça plutôt bon, mais si je doute de la qualité nutritionnelle.
J’avais aussi vu qu’il y avait un ねこカフェdans le coin. Je regarde un plan et me met en marche, parce que je ne suis pas à côté. Après 10 minutes à crapahuter, je me trouve sur une route qui a la même courbure que celle sur le site Internet, mais ne le trouve pas. Je demande à un passant : en fait je suis trooop loin ! Il parle un peu d’anglais, mais pas suffisamment pour pouvoir me donner la direction. Il me guide donc jusqu’au bon endroit, ce qui prend 15 minutes. On a un peu discuté : il est chercheur et professeur en physique relativiste, travaille sur la gravitation. Il m’a aussi indiqué où il y avait de l’activité à Toshima. Une fois arrivé devant le ねこカフェ, il me salue puis reprend son chemin. J’ai remarqué que les Japonais me serraient la main pour me dire au revoir une fois qu’ils avaient discuté avec moi, alors que dans mes lectures, se courber était de rigueur.
Pour la suite de mon épopée, Mesdames, veuillez-vous contenir.
Comme beaucoup de commerces à Tokyo, le ねこカフェ se situe dans un immeuble. L’étage est indiqué à l’extérieur, et il suffit de gravir les escaliers ou prendre l’ascenseur pour y arriver. C’est aussi le premier commerce où je me rends et où je dois me déchausser avant d’entrée. Salutations habituelles, puis on me remet une carte avec les instructions : 1200円 pour 1 heure mais boissons et crackers gratuits entre autres. Je peux alors déposer mes affaires dans un casier à clé, puis dois me laver les mains au savon puis à l’éthanol avant d’entrer. Et là,
Neko Café, oui, un des fameux bars à chats de la capitale qui vient de s’exporter à Paris. Il y avait principalement des filles, les seuls garçons étaient des enfants, ou accompagnaient leur femme ou copine. Il est possible de prendre des jouets pour exciter les chats, et à un moment une des soigneuses nous a donné des croquettes pour les chats. Au final, j’ai quand même plusieurs moments de solitude quand le chat refusait que je le prenne dans mes bras ou caresse. Mais clairement, j’étais pas le seul. Quand je pense que j’ai payé pour aller voir ses chats et qu’ils s’en fiche… C’est pas l’homme qui a un chat, c’est le chat qui a un homme ! Que nous sommes faibles… Mais j’y retournerai bien ! Je suis resté une heure, et au moment de partir, j’ai enfin pu prendre un chat dans mes bras : il essayait de se barrer le con, j’ai juste eu le temps de l’attraper et de le rentrer.
Je suis ensuite partit dans la direction que m’avait indiqué mon guide une heure auparavant. Encore, comme à Shibuya et Shinjuku, pleins de LED et d’affichages lumineux dans la rue. Pour autant, j’ai trouvé l’endroit plus sain que les deux autres.
Je décide d’aller visiter un de ces lieux d’amusement, avec les bornes d’arcade et les UFOs : ces « distributeurs » de cadeaux à grue que ça fonctionne jamais comme on veut. Et là, j’ai craqué. J’ai dû dépenser presque 20€ sur ces UFOs, en plusieurs fois. Quand j’arrêtais, je revenais 30 min, 1h plus tard « J’ai joué avec pas suffisamment de motivation, mais maintenant ça va le faire ». Bah nan, ça le fait trop pas. Mais c’était quand même rigolo, parce que je n’étais pas tout seul dans ce délire. J’en ai fait plusieurs, et à la fin, j’ai compris grossièrement les mécaniques : il faut soit dépenser beaucoup d’argent pour y arriver, soit trouver LA borne où ça demandera peu de temps et d’argent. Une fois compris, j’ai arrêté et n’ai pas dépensé les 500円 qui y étaient prévus.
Donc après avoir perdu 10€, je continue ma visite du quartier. Depuis que je suis au Japon, je rêve de gouter un « Parfait ». Je n’ai aucune idée de ce que c’est exactement, je l’ai juste vu dans un manga, et ça a l’air trop bon : c’est une sorte de coupe de glace, mais ça se distingue d’une façon ou d’une autre du « Frappé » visiblement. Et là, je le trouve. Il n’y malheureusement pas au chocolat, je décide donc de prendre à la fraise. Les fruits étant encore congelés, je décide de vraiment prendre mon temps pour le déguster. Je décide donc de continuer ma lecture de Game of Thrones. Et là, je suis peut-être resté 30 minutes ou une heure, mais j’étais vraiment ailleurs, complètement absorbé par le récit. Tant est si bien que lorsque j’ai enfin décroché pour partir, j’ai réalisé que j’étais à Tokyo.
C’est à ce moment que je suis retourné aux UFOs, avec ma motivation.
22h, il commence à être tard. Je dois encore diner, rentrer et écrire un article pour aujourd’hui. Comme je n’ai pas pu avoir les sushi du marché aux poissons, je suis allé dîner dans le même type de restaurant qu’à Shibuya, avec le tapis roulant. Aucune nouveauté par rapport à l’ancien. En fait, tout était plutôt pareil. Soit c’était la même franchise, soit c’est standard.
Il est maintenant 1h10 et c’est ma dernière nuit à Tokyo. Demain, je prendrai le Shinkansen pour la première fois pour rejoindre Sendai. J’ai hâte : j’en ai marre d’être tout seul, d’avoir personne avec qui échanger sur ce que je vis.
A demain, si j’ai Internet dans ma chambre universitaire !
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