Le mercredi 19 mars 2014 – Jour 13

Publié le 26 Mars 2014

Bonjour !

 

Visiblement, n’avoir rien fait hier a fait du bien à mon pied. Plus ! Plus il fait bien plus beau aujourd’hui qu’hier, donc la visite n’en sera que plus agréable. On fera juste abstraction des immenses bâches et plateformes qui empêchent de voir la tour principale.

Le mercredi 19 mars 2014 – Jour 13

Il suffit de vous souvenir du château d’hier, et de le peindre en blanc, comme ces murs-là.

Le mercredi 19 mars 2014 – Jour 13

La visite est donc limitée à un des remparts, qui servaient à la fois à repousser les envahisseurs…

Le mercredi 19 mars 2014 – Jour 13Le mercredi 19 mars 2014 – Jour 13

… et à loger les dames de compagnies de la femme principale du souverain du coin. En effet, oui, de ce que j’ai compris, il avait énormément de maitresses.

Le mercredi 19 mars 2014 – Jour 13Le mercredi 19 mars 2014 – Jour 13

Au gré des salles, j’apprends comment les structures sont réalisées sans clou, ou encore que la couleur blanche vient d’un plâtre ignifugé. C’est plutôt bien expliqué.

Et la visite s’arrête là. Il faudra que je revienne à Himeji dans quelques années pour voir quels miracles ils ont accompli derrière ces bâches. Je retourne donc vers la gare. Mon pied recommence à n’en faire qu’à sa tête, et ça devient douloureux de poser le pied au sol. Il faut absolument que quand j’arrive à l’hostel je regarde sur Internet ce que ça peut être.

Gare. Train. Kobe. Carte. Hostel. Les bâtiments de Kobe ne sont pas aussi grands que ce à quoi je m’attendais, un peu comme à Nagasaki. Le coin où l’hostel se trouve n’est pas très reluisant : ça sent un peu la zone, avec beaucoup de Pachinko. Mais bon, on est au Japon, et d’ici à ce que ça craigne comme en France, j’ai (beaucoup) de marge.

Je fais une petite recherche sur le Net pour savoir vers où aller pour quelques heures avant de repartir. Dans le même temps, j’apprends que j’ai peut-être une fracture de fatigue au pied. La bonne grosse lose. Mais je suis un garçon, pas très expérimenté, et il n’y a pas moyen que je mette un terme ou même un frein à mon périple pour ça, d’autant que je n’en suis qu’à la moitié.

Je me rends donc vers la gare de Sannomiya, où ça a l’air d’être l’endroit qui bouge de la ville. Je récupère un plan et une tonne de coupons pour avoir des réductions sur différentes visites. Un des points d’intérêts de Kobe est Kitano, un quartier rassemblant des maisons occidentales du 19e siècle.

 

C’est mignon, c’est sûr. Mais vouloir me faire payer pour visiter chaque maison, non merci. D’autant plus que bon, je les ai déjà plus ou moins déjà vues. J’erre un petit peu autour ces maisons au style très victorien, puis repart en direction de l’hostel, via les hauteurs de la ville.

De retour, je me pose avec mon ordinateur dans la pièce commune, avec l’espoir secret de croiser et rencontrer des gens. Ça n’a pas attendu : je n’ai même pas eu le temps de regarder mes mails ! Un Australien et une Suisse sont aussi en voyage à travers le Japon. Le courant passe bien, et on décide de continuer à discuter autour d’un diner.

On part sur des Okonomiyaki, made in Kobe cette fois, moins épais que leur petit camarade d’Hiroshima. Et je dois dire, c’est mon préféré pour l’instant. On verra quand je serai à Osaka pour faire la 3e comparaison. Deux autres clients sont dans le restaurant, dont un qui serait un ancien joueur de football professionnel. Le courant passe bien avec lui aussi, et il nous paye deux bières et deux verres de sake.

A l’heure où j’écris ces lignes, je commence à faire le rapprochement avec ce que j’avais lu avant de venir au Japon : les Japonais apprécient énormément que l’on fasse l’effort de parler leur langue. Et je pense aussi qu’être blond aux yeux bleus aide à casser la glace d’une certaine façon.

Eric, l’Australien, nous propose de cuisiner le petit-déjeuner du lendemain. Ça sera une bonne façon de commencer la journée, qui s’annonce pluvieuse d’ailleurs.

Mon pied me fait dérouiller grave, donc je ne lambine pas trop et vais me coucher. Avec un peu de motivation, je pourrai prendre la pluie pour prétexte et ne pas sortir demain. De toute façon, la ville à assez peu à proposer aux touristes, d’autant que je reste 3 nuits ici.

 

A demain !

Rédigé par Rynne

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article