Le lundi 30 décembre

Publié le 1 Janvier 2014

Bonjour !

Il est 3h26 quand je commence à écrire ce billet. Pourquoi je ne dors pas ? Attendez un peu.

Réveil à 6h45 pour être d’attaque pour notre petit déjeuner typique japonais. A nouveau, trop de plats différents, mais en tout cas, je me suis régalé ! Malheureusement, pas de chocolat, même dans le buffet. La seule touche sucrée était donc obtenu par un mini-croissant avec de la confiture de fraise. Pour le reste, c’était du salé : sashimi, soupe miso, riz, toppings pour riz…

Pour aller à Wakkanai, on doit prendre 4 bus différents, pour un total de 4h45 de route et 2h20 de correspondance. Chaque bus relie deux villes, et il n’y en a que 5 dans la journée. Notre premier partant à 10h04 pour Oumu, on décide d’aller voir le bord de mer. Le plus proche revient à aller au port : il neige fort, des corbeaux croassent, et la mer est calme. Quelques clichés plus tard, direction la gare routière, où on prend un premier bus d’une heure dix minutes pour Oumu.

Et là, arrivés à Oumu, première désillusion : le bus de notre correspondance ne circule pas entre mai et octobre. Bam, trois heures d’attentes au lieu de 40 minutes dans cette ville. D’autant qu’il n’y a absolument rien à faire, hormis aller voir la mer. On a à nouveau tenté de faire du stop, en vain, même pour les 50km qui nous sépare de notre prochaine destination, Esashi. On ne comprend pas. Pourtant, le Japon est réputé pour la gentillesse de ses conducteurs. Visiblement, pas sur la East Coast d’Hokkaido. L’attente est vraiment très longue, j’en profite pour faire un peu de japonais, mais comme pour tout le trajet, je n’ose pas dormir, de peur de rater le bus ou l’arrêt. 14h30, enfin, on monte dans le bus.

Après 1h10 de trajet, nous voilà à Esashi. Tous les trajets que nous aurons fait de jours nous aurons fait longer le bord de mer : sable noir à moitié couvert de neige, et la mer, bleue-grise. Par contre, il y a de moins en moins d’habitation à mesure que nous montons vers le nord. De même très peu d’automobilistes. La ville d’Esashi n’a rien à envier à Oumu : il n’y a rien à voir ni à faire dans les 40 minutes qui nous sont données à attendre. On se rend dans le supermarché le plus proche pour acheter de quoi manger. A 16h47, un nouveau bus vient nous prendre pour Hamatonbetsu, 45 minutes de trajet.

La nuit est tombée, déjà. Il ne reste plus qu’à attendre sagement dans le bus. Hamatonbetsu est pire que les deux précédentes : énormément de neige, et rien à faire. Pire : la salle d’attente est glacée. Mais ça va, le prochaine bus arrive à 17h43 pour finalement nous emmener à notre destination finale : Wakkanai. Normalement… C’est ce qui aurait dû se passer… Non, encore une fois, un bus à sauter, et le prochain passe à 19h20, et fait arriver à 22h !!!

La gentille dame, seule, à l’accueil de la gare nous propose de nous rendre à Onishibetsu avec le bus de 17h43, puis, de là, prendre le bus qui passe à 20h22. Ce dernier bus, c’est le même que celui qui passe à 19h20 ici… Mais ici, il fait super froid, donc on saute dans le prochain bus, pour une heure de route. Dans le bus, j’arrive à entrer en contact avec mon père, pour savoir comment arriver plus tôt à Wakkanai, mais la seule option est à des dizaines de kilomètres de Onishibetsu. Tant pis, mais bien essayé.

Ahh, cette chaleur, elle m’avait manquée. Et pas seulement la température, mais aussi le monsieur qui garde la gare routière, seul lui aussi. Je me suis plutôt bien débrouillé pour parler avec lui, lui dire qu’on vient de Péta-au-chnoque et qu’on veut aller à Wakkanai. Au passage, on lui demande des infos pour aller à Asahikawa depuis Wakkanai, notre dernière nouvelle destination à Hokkaido. Pas de bus, comme le laisse penser Google Maps, mais un seul train, à 7h10. Ultra pas glop… Ça veut dire que déjà, on arrive hyper tard à Wakkanai après avoir dépenser beaucoup d’argent, d’énergie et de temps, mais qu’en plus, on ne pourra aucunement en profiter… Le plus important est d’être à Asahikawa pour le 31 (vous saurez vite pourquoi !), donc soit. Pour me remonter le moral, Fadwa m’envoie des photos d’elle avec son grand sourire, et ça marche <3

Après douze (DOUZE 12) heures de trajet, nous voilà enfin à Wakkanai. Les indications sont doublées en russe ! Petite pensée à mon ancien coloc. Aussi, la ville semble beaucoup plus moderne que tout ce qu’on a pu voire depuis Sapporo. Le bus s’arrête à la gare, donc on décide de prendre maintenant les billets de train, histoire d’éviter de futures désillusions. Ohh tiens, il y a un train qui part à 13h42 et arrive 4h plus tard à Asahikawa. Impeccable ! En se levant un peu tôt on pourra voir tout plein de choses. Par contre, on n’a plus un rond. Enfin, si : 1568 yens en tout (genre 10€), à 2.

On se met en route vers l’hostel, en cherchant partout des ATM pour que Dimitri puisse retirer de l’argent. En effet, je ne peux utiliser ma Visa seulement dans les bureaux de poste, qui sont tous fermés à cette heure-ci. Surprise, ici, les convenience stores (appelés conbini) n’ont pas d’ATM… Bon, on va tenter les casinos et pachinkos (jeux d’argent). Mais nan, les joueurs doivent amener leur argent avant d’aller le perdre, pas comme dans les casinos en France. Conclusion : jusqu’à demain matin, nous avons 1568 yens. Oh, et le bruit dans ces bâtiments est ASSOURDISSANT. J’y croyais pas au début, je pensais qu’ils faisaient tourner un aspirateur énorme au moment où on est rentré. Mais nan, c’est juste le bruit de milliers de billes en métal qui tombent. Le regard des Russes qui jouaient nous a assez refroidi à prendre une photo. Il faudra faire confiance à Google. On espère que l’hostel acceptera que nous payions le lendemain matin…

L’hostel, tiens, le machin qui se trouve ultra loin de la gare : après 45 minutes à crapahuter dans le froid et à se retrouver avec un plan, nous y voilà. On enlève les chaussures, et entrons à l’accueil.

Personne. On sonne sur la petite sonnette devant le comptoir.

Personne.

Humm. On voit que l’heure du check-in tire jusqu’à 20h. Quand on appelle l’hostel, on tombe sur une messagerie. La même que celle qu’on a eu quand on a appelé plus tôt pour prévenir de notre retard… Au final, vraiment personne n’est venu. On a hésité à dormir à même le seul, comme il faisait relativement bon ici, mais la caméra de surveillance nous en a dissuader. Ils riront bien demain en regardant la bande tiens…

Bon. Sur le chemin en venant, on a vu un Mc Donald ouvert 24/7. C’est pas le must, mais sans argent à 23h30, on voit mal où nous pouvons aller. Froid. Vent. Neige. On arrive à minuit moins dix. L’opération consiste à commander régulièrement pour ne pas se faire kick, et faire des tours de veille pour permettre à l’autre de dormir pour quelques heures. Mais…

Mais…, dues aux fêtes de fins d’années, le McDo ferme à minuit jusqu’au 10 janvier. Nous sortons dépités.

Il est minuit, c’est un nouveau jour.

A demain !

Rédigé par Rynne

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